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Une journée à Nagoya_00031

Aujourd’hui, direction Nagoya City. Située à une heure de train de Tsu (ligne Kintetsu), Nagoya est une mégalopole japonaise parfaite pour tester mes capacités à me débrouiller en terrain inconnu avant le tiercé gagnant de la semaine prochaine. En effet, Lundi-Mardi-Mercredi je vais enchainer les visites de Nara-Himeji-Kyoto, rien de tel donc qu’une petite répétition pour se mettre en jambes.

Mme Ohara m’ayant déposé à la gare de Tsu, j’entreprends donc d’aller acheter mon billet et me dirige sur le quai indiqué par les panneaux. Jusqu’ici pas de difficulté, tout se passe bien je me sens en confiance.

Une fois dans le train et durant tout le trajet, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec notre SNCF. Cela m’avait sauté aux yeux la première fois, mais je prends conscience aujourd’hui du niveau de service offert par les chemins de fer Japonais. En effet, chaque station est annoncée par le contrôleur, noyée dans de nombreuses formules de politesse qui peuvent sembler exagérées, mais tout est question de culture. Ce qui est sur, c’est qu’être perdu sur le réseau ferré japonais relève de la mission impossible. Il n’est pas difficile de retrouver le kanji de la station à laquelle on doit descendre, et en tendant l’oreille, il n’est pas non plus difficile de la repérer. Bien sur si on ne parle pas un mot de japonais c’est un peu plus difficile, mais avec un plan des stations (disponible dans chaque gares et rédigé aussi en anglais) la difficulté n’est plus vraiment importante. Au gré des stations, je me mets à rêver d’un RER propre et inodore, ou chaque station serait annoncée, ou chaque contretemps serait indiqué, ou la courtoisie serait de mise…… est ce vraiment une utopie ? ne peux on pas s’inspirer de ce qui est bien en ce monde pour essayer d’améliorer notre quotidien ? ….Mes réflexions philosophiques sont interrompues par l’arrivée à Nagoya, il me faut maintenant emprunter le Métro pour aller visiter le château : bienvenue dans le monde réel Woo.

Suivre les indications pour accéder au métro n’est pas difficile, à chaque intersection, un panneau est présent et permet de se diriger dans la bonne direction. Mais là ou je pensais trouver un caissier pour acheter mon ticket, il n’y a que des machines automatiques….. et j’avoue franchement que je suis un peu perdu 🙁 Essayant de mettre à profit mon esprit d’analyse, je m’éloigne des machines et regarde les japonais les utiliser. 15 minutes plus tard (il faut croire que mon esprit d’analyse est plus une chimère qu’une réalité) je comprends enfin le fonctionnement du métro ! Sur le plan des lignes au dessus des machines, à chaque station correspond un chiffre. Ce chiffre est en fait le prix du ticket ! Il me faut donc trouver la station à laquelle je veux me rendre, puis insérer ma monnaie dans la machine et sélectionner le ticket ayant le prix correspondant à la station désirée. Me voilà donc en possession d’un ticket, je n’ai donc plus qu’à choisir le bon quai pour emprunter le métro qui va dans la direction du château.

Ne réussissant pas à trouver les indications par moi-même, je me lance et demande à un japonais d’une 60aine d’année ou se trouve le métro pour le château, celui-ci m’indique alors le bon quai et je n’ai plus qu’à monter dedans quelques minutes plus tard. Direction Nagoya Castle !

Arrivé au pied du château, je suis frappé par le contraste saisissant entre la modernité de la ville et le château. Durant mon voyage, je n’ai pas cessé d’être étonné par ce contraste mais je prends encore plus conscience de celui-ci au pied des douves, ouvrage qui semble indestructible. Au fur et à mesure de mon périple, je suis sur que ce contraste qui me semble si présent deviendra tellement évident que je ne l’appréhenderais plus de la même façon. Le japon est un savant mélange de tradition et de modernité ou tout est équilibré et contribue à faire de ce pays une sorte d’exception culturelle. Ce pays exerce une très forte attraction car il a su construire au fil des ans une société ou le vieux côtoie le neuf sans pour autant prendre sa place. Bien sur tout ceci est une question de point de vue, et le mien évoluera peut être au gré des rencontres.

Le château de Nagoya, qui a été détruit en grosse partie pendant la guerre, a été restauré en musée. A chaque étage on trouve de très belles pièces datant de l’ère Edo – Katana, armures de samouraï – mais aussi de très belles peintures réalisées par Kano et ses élèves. Un étage est consacré à la reproduction taille réelle d’un village (plusieurs échoppes) et du dernier étage, on a une vue plongeante sur Nagoya. C’est une très belle visite qui nous ramène quelques siècles en arrière au temps des daimyos, samouraï et shoguns.

Après la visite du château, de son parc et du parc attenant (Meijo Koen pour les initiés), direction le centre de Nagoya et le quartier de la mode et des boutiques. Quelques stations de métro plus loin, me voici à Sakae. Me voici projeté de l’ère Edo à aujourd’hui, au pied de grattes ciels, au milieu de japonais et de japonaises façon « fashion victim ». Des bottes à perte de vue, des enseignes toutes plus lumineuses les unes que les autres, un choc visuel et sonore déroutant ! Mes premières impressions passées, je me fonds au milieu de tous ces gens, conscient de mes lacunes vestimentaires et du fait que je ne passe pas inaperçu. En effet autour de moi je n’aperçois aucun étranger et les regards joyeux et parfois amusés me rappellent que je ne suis pas Japonais mais bien Français ! Pourtant je vous assure qu’entouré de japonais(es), on fini par se sentir Japonais et que l’on est bien surpris lorsque l’on s’aperçoit dans le reflet d’une vitre… tiens, je n‘ai pas les yeux bridés…c’est quoi ce délire !

Après avoir fait quelques petits achats divers et variés allant de bracelets à un CD de Rap japonais…. Je me dirige à nouveau vers le métro pour aller à la gare de Nagoya et rentrer à Tsu.

Fin du voyage.

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